Écorchures – Tess Gerritsen

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Sortie : le 9 février 2017

Le taxidermiste et amateur de chasse Leon Gott est retrouvé sauvagement assassiné, son cadavre pendu par les pieds parmi les trophées d’animaux sauvages ornant sa maison de Boston.

Quelques jours plus tard, les restes d’une deuxième victime portant des griffures similaires sont découverts. L’inspecteur Jane Rizzoli et le Dr Maura Isles, médecin légiste, comprennent que les meurtres sont liés.

Pour débusquer le prédateur qui hante la ville, Jane et Maura devront reprendre une partie de chasse commencée six ans plus tôt : au Botswana, des touristes participant à un safari avaient tragiquement disparu les uns après les autres. Parmi eux, le fils de Leon Gott…

Et si la traque avait repris à Boston ?

MON AVIS

J’ai choisi ce livre « Écorchures » de Tess Gerritsen grâce à son résumé et la couverture montrant un léopard m’a séduit. Merci aux éditions Presses de la Cité de m’avoir permis de lire ce polar.

Je me suis plongé dans cette histoire de safari au Botswana sans savoir que je lisais une enquête des fameuses héroïnes que sont le Dr Maura Isles et son amie l’inspecteur Jane Rizzoli qui ont inspirées la série TV « Rizzoli & Isles ».

Dans ce livre, il y a deux intrigues parallèles se déroulant dans deux lieux différents, d’abord au Botswana, pays proche de l’Afrique du Sud, puis à Boston, États-Unis.

Botswana. J’ai souri de voir ces touristes déambuler dans la savane africaine, simples citadins à la recherche d’adrénaline, désireux de côtoyer au plus près des fauves dans leur milieu naturel. Heureusement que ceux-ci ont un guide expérimenté, connaissant les limites à ne pas franchir, les attitudes à adopter en cas de rencontre fortuite avec un fauve.

Boston. Suite à la découverte d’un cadavre suspendu par les pieds, un taxidermiste et amateur de chasse Leon Gott, l’inspecteur Jane Rizzoli et le Dr Maura Isles interviennent sur la scène de crime. Les certitudes de Jane et les intuitions de Maura se confrontent. J’ai eu droit à des dialogues savoureux entre les deux amies et le frère de Jane qui est policier.

La mère de Jane Rizzoli traverse aussi cette enquête, son cœur basculant toujours entre son ex-mari et son compagnon actuel. Ceux qui apprécient la série TV ne seront pas dépaysés.

L’auteure, Tess Gerritsen, nous offre un polar classique mais extrêmement bien construit. Les différents coupables qui se succèdent durant cette enquête sont tous crédibles et seuls de nouveaux indices permettent d’explorer d’autres pistes.

A aucun moment je n’ai douté de la culpabilité d’un tiers jusqu’à l’arrivée d’un nouvel élément relançant l’enquête. La partie scientifique comme la partie investigation apportent leur touche de réalisme.

L’auteure n’a pas son pareil pour nous embrouiller. En effet, on pense avoir à faire à une enquête simple qui se révèle complexe par la suite. Et je vous promets qu’il est impossible d’avoir de certitudes sur l’assassin avant le final de ce roman.

En conclusion, un polar bien structuré, que je ne peux que conseiller aux amateurs de la série mais aussi à ceux qui veulent découvrir l’univers de Tess Gerritsen.

BIOGRAPHIE

Tess-Gerritsen_769L’Américaine Tess Gerritsen sait s’inspirer de son expérience de médecin pour faire frissonner ses lecteurs.

Sa série de romans mettant en scène le Dr Maura Isles et son amie l’inspecteur Jane Rizzoli est un best-seller international. Les Presses de la Cité ont publié treize de ses livres.

Tess Gerritsen est un écrivain américain de suspenses romantiques et de thrillers médicaux. Publiée dans une vingtaine de pays, elle est l’auteur d’une série de best-sellers classés sur la liste du New York Times.

Élevée à San Diego (en Californie), elle fait ses études à l’Université Stanford et reçoit son diplôme de médecin à l’Université de Californie à San Francisco.

Alors qu’elle vit et exerce la médecine à Hawaii, elle envoie une nouvelle à un concours littéraire organisé par le Honolulu Magazine. Son histoire gagne le premier prix et elle quitte aussitôt son activité de médecin.

Ses premiers livres sont des suspenses romantiques, mais elle est encensée par la critique pour son premier thriller médical « Donneur sain ».

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MÖR – Johana Gustawsson

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Sortie : le 15 mars 2017

Mör : adj. fém. En suédois, signifie « tendre ». S’emploie pour parler de la viande.

Torvsjön, 16 juillet 2015. Sur les rives d’un lac, on retrouve le cadavre affreusement dépecé d’une femme. Ses seins, ses fesses, ses cuisses et ses hanches ont été amputés de plusieurs kilos de chair.

Londres, le lendemain matin. La profileuse Emily Roy est appelée sur les lieux d’une disparition inquiétante : l’actrice Julianne Bell a été enlevée à l’aube, et ses chaussures ont été retrouvées à proximité de chez elle, emballées dans un sac de congélation.

Ces deux crimes portent la signature de Richard Hemfield, le « tueur de Tower Hamlets », enfermé à perpétuité à l’hôpital psychiatrique de haute sécurité de Broadmoor. Dix ans plus tôt, il a été reconnu coupable du meurtre de six femmes et de celui de l’ancien compagnon de l’écrivaine Alexis Castells. Comment alors expliquer que ses crimes recommencent ?

MON AVIS

J’avais adoré « Block 46 », le premier thriller de Johana Gustawsson, bien qu’un des thèmes abordés n’était pas simple puisqu’il dévoilait les atrocités commises au camp de Buchenwald en 1944.

Ce second thriller « Mör » va encore plus loin et frappe plus fort. L’intrigue se déroule toujours entre la Suède et l’Angleterre, des pays que l’auteure connaît bien.

On retrouve avec plaisir la profileuse Emily Roy et sa complice écrivaine Alexis Castells, personnages découverts dans « Block 46 ».

Ce thriller est une réussite totale ! Une vraie claque ! Les moments de suspense et de tension m’ont fait bondir de mon fauteuil ! J’ai eu peur pour la vie de certains personnages.

Le roman concocté par Johana Gustawsson est parfait de maîtrise. Il allie une intrigue passionnante et une lecture addictive avec des personnages forts en caractère. Pas de temps mort. L’enquête avance vite.

La très belle plume de l’auteure a su m’accrocher dès le départ pour ne plus me lâcher jusqu’au final. Je vous laisse découvrir ce chef d’œuvre par vous-même.

Ce récit est sombre par son thème et dur par les actes commis. Malgré tout, Johana Gustawsson arrive à faire passer de l’humour et de l’ironie grâce à ses personnages fétiches que sont Emily Roy et Alexis Castells.

«Mör » a été un vrai coup de cœur pour moi et l’auteure a franchi un nouveau palier qui la rapproche des meilleurs auteurs de thrillers. L’excellence est ici ! Ne la manquez pas !

BIOGRAPHIE

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Johana Gustawsson vit à Londres avec son fils et son mari. Block 46, son premier roman, est désormais traduit dans près de quinze pays.

Avec Mör, plongez dans le labyrinthe d’une intelligence perverse, née à Londres au XIXe siècle, dans les ruelles hantées par Jack l’Éventreur…

 

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Ragdoll – Daniel Cole

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Sortie : le 9 mars 2017

« Un corps, six victimes ! » Le message de couverture de « Ragdoll » est alléchant ! Je dois vous dire que ce thriller londonien m’a happé d’entrée de jeu et ne m’a pas lâché jusqu’à la fin. Un très bon scénario et une enquête haletante.

A Londres, un cadavre est retrouvé en face du domicile de l’inspecteur  William Oliver Layton-Fawkes surnommé « Wolf » . Ce cadavre, baptisé par la presse « Ragdoll », poupée de chiffon, a été recomposé à partir des corps de six victimes et assemblé par des points de suture.

Tout juste réintégré à la Metropolitan Police de Londres, l’inspecteur Wolf dirige l’enquête, assisté par son ancienne coéquipière, l’inspecteur Baxter.

Par le passé, Wolf, a pété les plombs. Cela a eu lieu au procès de Naguib Khalid, accusé d’être un tueur d’enfants qui brûlait ses victimes. A l’annonce du verdict relaxant l’accusé, Wolf s’est jeté sur Naguib Khalid, le frappant à plusieurs reprises. Wolf fut démis de ses fonctions et envoyé en hôpital psychiatrique. Ce n’est que plus tard, lorsqu’on a retrouvé ce même suspect penché sur un cadavre d’enfant, que l’on a eu la preuve qu’il était bien le « Tueur Crématiste ».

Dans cette nouvelle enquête  confiée à Wolf, c’est une course contre la montre qui se joue. En effet, le tueur  à l’origine de « Ragdoll » a contacté la presse. Il a envoyé une lettre à Andréa, une journaliste carriériste qui se trouve être aussi l’ex-femme de Wolf. Dans cette lettre, le tueur dresse la liste de six personnes qui seront ses futures victimes, avec les dates précises de leur mort. Le dernier nom est celui de Wolf.

Wolf et Baxter réussiront-ils à sauver ces six personnes ? Ce qui est sûr, c’est qu’un dispositif de protection est mis en place par la police londonienne.

En parallèle, grâce à la police scientifique et aux investigations d’Edmunds, un bleu motivé de l’équipe de Wolf, les noms des six victimes tuées pour construire « Ragdoll » seront découverts au fur et à mesure. Quels liens ces victimes possèdent-elles entre elles ? Et pourquoi ont-elles été choisies par le tueur ?

Andréa, en tant que journaliste toujours à la recherche du scoop, pose quelques problèmes à Wolf. Celle-ci, poussée par son patron Elijah, est prête à divulguer des informations confidentielles sur l’enquête au public. Va-t-elle résister aux sirènes de l’audimat qui font avancer sa carrière et sa place sur la chaine TV ?

Les personnages dans cette enquête ont des caractères très différents et très humains. Ceux-ci ont une vie, des habitudes, des addictions. Et qu’ils soient seuls ou en couple, ils animent le récit par leur présence.

L’auteur, Daniel Cole, prend un malin plaisir à nous mettre sur de fausses pistes et à nous livrer ses indices au compte gouttes. Il crée un climat de suspense et de tension qui nous oblige à rester concentrer sur l’enquête de Wolf et de Baxter. D’ailleurs, notre ami Wolf a souvent envie de la jouer solo dans cette résolution d’énigmes proposées par le tueur.

Le final de ce thriller va faire monter la pression lorsque Wolf va se rapprocher de la piste du tueur. Je dois dire que cette fin m’a bluffé par son originalité et je tiens à tirer mon chapeau à l’auteur, qui pour un premier roman, a placé la barre très haute. J’attends avec impatience son nouveau thriller !

BIOGRAPHIE

daniel cole new« Daniel Cole, 33 ans, a été ambulancier dans une vie antérieure. Guidé par un besoin irrépressible de sauver les gens, il a également été membre actif de la Royal Society for the Prevention of Cruelty to Animals, l’équivalent anglais de notre SPA. 

Plus récemment il a travaillé pour la Royal National Lifeboat Institution, une association dédiée au sauvetage en mer le long des côtes britanniques. Cet altruisme est-il la manifestation de sa mauvaise conscience quant au nombre de personnes qu’il assassine dans ses écrits ?

Il vit sous le soleil de Bournemouth, et on le rencontre souvent sur la plage alors qu’il devrait être en train d’écrire son second roman. » (source : la bête noire, Robert Laffont)

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Rien ne se perd – Cloé Medhi

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Sortie Poche : 15 février 2017

Chère Cloé Mehdi,

Je suis venu vous faire part de mon ressenti après la lecture de votre roman noir « Rien ne se perd ». Lors de notre rencontre au festival de Mauves en Noir, je n’avais lu qu’une partie de votre livre et déjà je l’avais trouvé très original.

Je peux vous dire qu’après avoir achevé votre roman, j’ai été conquis aussi bien par la forme que par le fond de cette histoire. Quelle bonne idée de nous faire découvrir ce monde de la cité des Verrières à travers les yeux d’un enfant de onze ans. Cela permet d’avoir un regard neuf et différent de celui des adultes.

De plus, je me suis tout de suite identifié à cet enfant balloté par la vie et cherchant des réponses aux évènements malheureux qui se produisent autour de lui. J’ai été en empathie totale avec ce garçon et j’ai compris les peurs et les doutes qui traversaient son esprit encore influençable.

Ce roman noir est sublime et touchant à la fois ! Mattia, onze ans, se retrouve confronté à des choses qui le dépassent. Le passé familial de ce gamin est déjà très lourd à porter.

Comme sa mère ne veut plus s’occuper de lui, le garçon est confié à un tuteur nommé Zé qui vit en couple avec Gabrielle dans cette cité des Verrières. Mattia a aussi une sœur Gina mais celle-ci préfère sa liberté et est souvent en voyage. Gina débarque sans prévenir dans l’appartement où vit Mattia et celui-ci est toujours heureux de la revoir.

Mattia est un gamin courageux qui fait face aux chocs de la vie et qui essaie de comprendre l’histoire de son quartier. Pourquoi 15 ans après les faits, on continue à taguer les murs de la cité des Verrières du visage de Saïd ?

Ce Saïd n’avait que quinze ans lorsqu’il est mort sous les coups d’un policier qui a été trop loin. Ce policier a plaidé l’accident involontaire à son procès face à la famille de Saïd. Ce même policier a été relaxé par la justice et simplement muté ailleurs pour se faire oublier.

Et l’on s’étonne que certains continuent à réclamer justice face à une police qui a toujours raison. Ceux-ci sont face à un mur et ils seront toujours victimes du système.

J’ai vu l’intrigue se jouer, la tension s’intensifier comme un monstre prêt à bondir sur sa proie. Le suspense était à son comble. Qu’allait-il se passer de plus ? Certains se sont déjà affranchi des limites et sont prêts à tout pour enterrer des secrets inavouables.

J’ai vu tout au long de cette histoire, Mattia s’étonner, se mettre en colère, questionner les adultes qui lui mentent pour le protéger, espionner derrière les portes pour découvrir un peu de la vérité que l’on lui cache…

Mattia cherche de réponses à ses angoisses. C’est très fort et cela vous arrache le cœur ! Vous souffrez face aux malheurs que ce gamin endure. Vous vous révoltez avec lui contre l’injustice de la société.

Ce garçon a besoin d’amour pour se construire et personne ne lui en donne ou si peu. Il espère toujours revoir sa mère.

Ce roman est noir mais délivre sa note d’espoir. L’amour est présent tout au long de cette intrigue et nous donne un peu de baume au cœur.

Chère Cloé Mehdi, avec « Rien ne se perd », vous n’avez pas attendu le nombre des années pour faire éclater votre génie littéraire. Vous possédez l’art de pointer les défaillances de notre système en y mettant de l’émotion, du suspense et du talent !

Pour moi votre roman noir est un vrai coup de cœur et une grosse claque ! Un concentré d’émotions pures ! Et surtout, continuez d’écrire pour vous et vos lecteurs !

 4ème de couverture

Une petite ville semblable à tant d’autres… Et puis un jour, la bavure… Un contrôle d’identité qui dégénère… Il s’appelait Saïd. Il avait quinze ans. Et il est mort…

Moi, Mattia, onze ans, je ne l’ai pas connu, mais après, j’ai vu la haine, la tristesse et la folie ronger ma famille jusqu’à la dislocation…

Plus tard, alors que d’étranges individus qui ressemblent à des flics rôdent autour de moi, j’ai reconnu son visage tagué sur les murs du quartier. Des tags à la peinture rouge, accompagnés de mots réclamant justice !

C’est à ce moment-là que pour faire exploser le silence, les gens du quartier vont s’en mêler, les mères, les sœurs, les amis…

Alors moi, Mattia, onze ans, je ramasse les pièces du puzzle, j’essaie de comprendre et je vois que même mort, le passé n’est jamais vraiment enterré !

Et personne n’a dit que c’était juste…

BIOGRAPHIE

17951466_10212603471671884_1649878537401961332_nCloé Mehdi est née au printemps 1992. Elle commence à écrire au collège pour faire passer le temps plus vite.

S’en suit Monstres en cavale, son premier roman, qui reçoit le Prix de Beaune 2014.

Puis, avec Rien ne se perd, elle reçoit le Prix Étudiant du Polar 2016, le Prix Dora Suarez 2017 et le prestigieux Prix Mystère de la Critique 2017.

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Trouble – Stéphanie de Mecquenem

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Sortie : le 24 février 2017

Avec « Trouble », Stéphanie de Mecquenem nous offre un polar dont l’action se situe à Montréal. J’ai aimé cette enquête menée au Québec par une française qui doit apprendre les lois en vigueur dans ce pays.

Tiphaine Dumont, une française fraîchement établie au Québec, est étudiante en master de criminologie à l’université de Montréal. Celle-ci est nommée coroner chargée de l’enquête sur une série de suicides touchant des étudiantes sur le campus.

Deux hommes l’assistent dans ses recherches : un jeune procureur qui ne la laisse pas indifférente et Sir  Jeffrey, un retraité anglais à l’humour so british. Tiphaine est logée par Sir Jeffrey dans une demeure anglaise. Ils meublent ainsi leur solitude respective.

Ce trio parviendra-t-il à stopper la vague de décès – suicides ou crimes ? – qui agite le campus de l’université de Montréal ?

Tiphaine devra compter sur l’aide de ses amis étudiants pour éclaircir cette enquête. D’autant plus que peu d’indices sont retrouvés sur place.

Tout est fait dans cette histoire pour multiplier les pistes. Les professeurs comme les étudiants sont des suspects potentiels. Il y a de la manipulation dans l’air et les évènements vont s’enchaîner rapidement. Chaque personnage va être suivi dans son quotidien, notamment les amis de Tiphaine, et l’on va apprendre à mieux les connaître.

L’auteure, Stéphanie de Mecquenem, a l’art de nous perdre pour notre plus grand bonheur. Ce polar est une réussite car il créer des situations de suspense et de tension allant crescendo jusqu’au dénouement final.

On perçoit l’inquiétude des parents et des étudiants face à ces évènements. On se rend compte que peu de parents connaissent réellement la vie que mènent leurs enfants sur le campus.

Mais ce roman est traversé aussi par des moments d’amour, d’amitié et de joie qui réchauffe le cœur. Nous sommes en empathie avec les personnages.

Je n’ai pas pu découvrir où voulait m’emmener l’auteure. Ce polar est brillant et intelligent. Il pose aussi de vraies questions sur le pouvoir des réseaux sociaux. Le milieu étudiant est disséqué avec ses bons et mauvais côtés.

Ce polar est plus qu’une enquête haletante. Il vous ouvrira les yeux vers d’autres univers qui méritent d’être mieux connus. Un seul conseil, lisez ce livre.

BIOGRAPHIE

stephanie de mecquenemStéphanie de Mecquenem a vécu une dizaine d’années en Amérique du Nord où elle exerçait la profession d’avocate.

Elle se consacre désormais à l’écriture depuis son retour en France en 2006. Elle a publié deux romans, Mauvais sang et Le Silence des Cris.

Elle participe également à un recueil de nouvelles policières qui paraîtra chez Belfond au printemps 2017 aux côtés notamment de Karine Giebel, Ingrid Desjours et Barbara Abel.

 

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Brutale – Jacques-Olivier Bosco

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Sortie : le 19 janvier 2017

« Brutale » est un polar musclé de Jacques-Olivier Bosco qui va combler les lecteurs aimant les sensations fortes, l’adrénaline et les scènes d’actions ! C’est une lecture addictive, sans temps mort pendant 400 pages !

L’héroïne de ce roman est Lise Lartéguy, flic au Bastion, aux Batignolles, le nouveau QG de la PJ parisienne.

Elle est jeune. Elle est belle. Elle est brutale.

C’est une « tête brûlée » qui depuis toute petite a des pulsions de violence. Pour contrôler ses excès de violence, celle-ci sort la nuit, enfourche sa moto et va régler leurs comptes aux dealers ou autres criminels dont elle a les dossiers. Elle pratique les arts martiaux.

Lise Lartéguy enquête sur des jeunes filles retrouvées mortes vidées de leur sang et abandonnées dans des endroits déserts. Qui sont les responsables d’un tel massacre ?

Face à cette barbarie, Lise va tout mettre en œuvre pour retrouver ces cinglés qui sont prêts à mitrailler à l’arme lourde un peloton de gendarmerie au sud de Paris.

Lise est une flic borderline prête à tout pour que justice soit faite, quitte a la rendre elle-même. Si vous voulez coffrer des assassins sans scrupules ni morale, il faut devenir comme eux pour les approcher et les serrer.

Cette intrigue va très vite. Des chapitres courts, un rythme intensif, pas de temps à perdre ! Des vies sont en jeu et attendent le secours de Lise et son équipe.

J’ai bien aimé la rencontre de Lise avec un individu surnommé Le Cramé. Le récit devient plus sombre et intéressant. Le milieu des truands russes et tchétchènes est abordé ainsi que celui des mercenaires qui se vendent au plus offrant.

La psychologie des personnages, notamment celui de Lise est très bien développée. Lise est attachante malgré son côté sombre. Elle aime sa famille quitte à la faire souffrir malgré elle.

Ce polar original de Jacques-Olivier Bosco est une réussite ! Il atteint sa cible en nous donnant notre dose d’actions, d’émotions et de suspense.

J’espère que nous retrouverons notre héroïne Lise Lartéguy et le Cramé dans d’autres aventures. Une belle révélation pour moi, un auteur à suivre. Une belle virée en perspective pour les futurs lecteurs !

BIOGRAPHIE

boscoJacques Olivier Bosco est né en 1967 dans le sud de la France d’un grand-père sicilien arrivé en France pendant les années 30 puis immigré plus tard en Algérie.

Il vit aujourd’hui à Nice avec sa petite famille, son chat gris et sa Vespa rouge.

 JOB (c’est son petit nom) écrit depuis son adolescence (poèmes, chansons, nouvelles et petits scénarii). L’auteur revendique un style particulier, désespéré et violent, parfois choquant, mais poétique. Tout en aimant l’aventure.

Son premier livre  Et la mort se lèvera est paru aux Editions Jigal en 2010.

Puis paraîtra Le Cramé, Éditions Jigal (2011), Aimer et laisser mourir, Éditions Jigal (2012), Loupo, Éditions Jigal (2013) et Quand les anges tombent, Éditions Jigal (2014). En janvier 2017, il publie Brutale dans la collection La Bête Noire des Éditions Robert Laffont.

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BLOCK 46 – Johana Gustawsson

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Sortie : le 21 octobre 2016

Avec « Block 46 », Johana Gustawsson nous serre un thriller efficace et sans temps mort. C’est une réussite totale !

Je dois avouer qu’un des thèmes abordés m’a d’abord fait reculer mais j’ai bien fait de surmonter mon appréhension.

Londres. Alexis Castells, apprend la mort atroce d’une de ses amies, Linnéa Blix, à Falkenberg en Suède. Le cadavre est terriblement mutilé. Alexis prend l’avion et se rend en Suède avec les proches de Linnéa pour identifier le corps.

Londres. Emily Roy, profileuse de renom, enquête sur une série de meurtres d’enfants dont les corps présentent les mêmes blessures que la victime suédoise identifiée Linnéa Blix : trachée sectionnée, yeux énucléés et un mystérieux Y gravé sur le bras.

En Suède, Emily retrouve une vieille connaissance Alexis Castells, écrivaine pleine de charme spécialisée dans les tueurs en série. Ensemble, ces deux personnalités très différentes se lancent dans une traque qui va les conduire jusqu’aux atrocités du camp de Buchenwald, en 1944.

Ce thriller mêle deux intrigues : la première se passe en Allemagne, en juillet 1944. La seconde se passe de nos jours, entre l’Angleterre et la Suède, sur la piste d’un serial killer. Bien entendu, ces deux histoires vont faire sens à la fin du roman. Je n’ai pas vu la fin venir et vous ne la verrez pas non plus, croyez-moi.

Pour moi, le début du livre a été une expérience déchirante à lire. En effet, ce thriller relatant les atrocités du camp de Buchenwald m’a pris aux tripes.

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Les trains de prisonniers juifs allant vers les camps d’extermination, un voyage sans retour sans air ni eau dans des wagons à bestiaux, l’odeur de mort à l’intérieur. La descente du train et l’humiliation suprême de devoir retirer tous ses vêtements, de se retrouver entièrement nu face aux SS. La longue marche de ces prisonniers en direction du camp et vers leur mort quasi certaine.

Dans ce camp de Buchenwald, en 1944, un juif allemand, Erich Ebner, est contraint, pour sauver sa peau, d’aider un docteur nazi dans sa pratique d’expériences sur les prisonniers du camp.

Heureusement, les personnages d’Alexis Castells et d’Emily Roy sont attachants et nous font passer de bons moments dans cette enquête. Mais on comprend vite que ces deux amies ont eu des expériences douloureuses à traverser dans un passé proche ou lointain. On soulève un pan du voile et l’on découvre des failles.

L’auteure, Johana Gustawsson, nous donne les détails des traitements réservés aux juifs, la nudité, la promiscuité, les atrocités commises auprès des enfants du camp de Buchenwald, en 1944. Johana Gustawsson, petite-fille de déporté, ne cherche pas à nous émouvoir en exposant ces faits de barbarie. C’est pour elle un devoir de mémoire de décrire ces crimes nazis pour que personne n’oublie jamais.

Ce thriller « Block 46 » est machiavélique et son intrigue nous tient en haleine jusqu’à un final mémorable ! Une auteure que je vais suivre dès à présent en m’attaquant à son second opus « Mør » !

BIOGRAPHIE

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Johana Gustawsson vit à Londres, avec son fils et son mari. Block 46 est son premier roman.

Petite-fille de déporté, elle plonge au cœur de la folie meurtrière et ravive la mémoire des crimes nazis.

Elle vient de sortir son second thriller « Mør » chez les éditions Bragelonne, le 15 mars 2017.

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