Selfies – Jussi Adler Olsen

Pour sa sortie en poche, je publie de nouveau cette chronique de « Selfies » de Jussi Alder Olsen. C’est la 7ème enquête du Département V. Quel plaisir de retrouver nos héros Carl Mørck, Assad et Rose face à la résolution de nouveaux « cold-case » qui reviennent dans l’actualité.

Ce livre peut être lu sans avoir pris connaissance des précédentes enquêtes du Département V car il n’y a pas de spoil, mais il est préférable d’avoir déjà lu une enquête avec les personnages récurrents de ce trio pour une meilleure empathie avec l’histoire.

Mais là je dois dire que l’auteur frappe très fort d’entrée de jeu ! Car en plus des enquêtes liées à des meurtres, un éclairage nouveau est fait sur le passé d’un personnage de l’équipe du Département V. Plus rien ne sera comme avant !

Je ne vous parlerai que du début de l’histoire sans dévoiler aucun élément essentiel. D’ailleurs, ne lisez pas le résumé de la quatrième de couverture si vous voulez être surpris par les événements des 100 premières pages de ce livre.

En premier lieu, nous faisons connaissance avec l’environnement familial de Denise, une belle jeune fille de 27 ans, qui survie dans un appartement grâce à l’aide de sa mère et de sa grand-mère. Denise ne travaille pas et est suivie par une assistante sociale.

Puis nous avons affaire au meurtre d’une femme commis dans un parc de Copenhague. Carl Mørck et son équipe doivent réagir vite car une menace pèse sur le Département V : celui-ci est accusé de n’être plus assez rentable et sa fermeture est envisagée.

Enfin, Rose, plus que jamais indispensable au Département V, sombre dans la folie, assaillie par les fantômes de son passé… Dès le second chapitre, nous suivons Rose dans son quotidien et nous souffrons pour elle. Va-t-elle surmonter cette épreuve ?
Voilà, le décor est planté et je peux vous assurer que vous n’aurez pas le temps de vous ennuyer en lisant les 600 pages de ce polar suédois. Pour moi, cela a été 600 pages de pur bonheur !

L’auteur suédois Jussi Adler Olsen a choisi des chapitres courts pour nous présenter les protagonistes de plusieurs histoires. Son style est fluide et son écriture est remarquable.
Ce thriller nous distille son suspense à toutes les pages, sans oublier l’humour avec les blagues d’Assad sur les chameaux et le caractère bien trempé de Carl Mørck.

Le trio Carl, Assad et Rose du Département V nous fait passer un très bon moment entre angoisse et suspense. Ce roman nous tient en haleine, avec des rebondissements, de nouveaux meurtres, avec une tension qui s’intensifie jusqu’au dénouement final. Un vrai coup de cœur pour moi. A lire absolument !

CITATION

« Pourquoi les dromadaires ont de grands pieds ? » demanda Assad.
« Je suppose que c’est pour ne pas s’enfoncer dans le sable » dit Carl.
« Ce n’est pas la bonne réponse, chef. Les dromadaires ont des grands pieds pour pouvoir danser le fandango sur les serpents à sonnettes si ces saloperies avaient la mauvaise idée de passer par là. »

BIOGRAPHIE

Jussi Adler Olsen, de son vrai nom Carl Valdemar Jussi Adler Olsen est un écrivain danois né à Copenhague.
Après avoir été le « bon » guitariste d’un groupe de musique pop, il s’essaie à la médecine puis aux sciences politiques, étudie le cinéma, mais aussi les mathématiques.

Depuis 2007, Jussi Adler Olsen s’est spécialisé dans les recueils de romans policiers. Ancien éditeur, il connaît un succès sans précédent avec « Département V », série bestseller qui compte plusieurs tomes et qui a remporté de nombreux prix.

« Miséricorde », le premier tome de la série, sorti en 2011 en France, est couronné par les prix scandinaves les plus prestigieux, de La Clé de Verre aux Golden Laurels des libraires.
La série est traduite ou en cours de traduction dans 40 pays. Les trois premiers tomes de « Département V » ont été adaptés au cinéma au Danemark : « Miséricorde » en 2013, « Profanation » en 2014, « Délivrance » en 2016.

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Le Signal – Maxime Chattam

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La famille Spencer vient de s’installer à Mahingan Falls. Un havre de paix. Du moins c’est ce qu’ils pensaient….

Meurtres sordides, conversations téléphoniques brouillées par des hurlements inhumains et puis ces vieilles rumeurs de sorcellerie et ce quelque chose d’effrayant dans la forêt qui pourchasse leurs adolescents…

Comment le shérif dépassé va-t-il gérer cette situation inédite? Ils ne le savent pas encore mais ça n’est que le début…

Avez-vous déjà eu vraiment peur en lisant un livre ?

Ce que j’en pense…

Avec « Le Signal », Maxime Chattam nous livre cette fois-ci un roman fantastique et non un thriller. Il souhaitait se faire plaisir en allant vers ce genre qu’il affectionne. Les héros de ce livre sont de jeunes adolescents à la manière des séries TV comme « Strangers Things ». 

Je me suis plongé dans cette histoire avec beaucoup d’attentes comme tout bouquin de Chattam. Comment va-t-il faire pour me tenir en haleine pendant 700 pages ?

Je dois avouer que le début a été laborieux car il a fallut que je m’adapte aux personnages et à leurs dialogues de jeunes ados qui me m’intéressaient guère au départ. J’ai persévéré et j’ai passé les 200 pages. Le suspense s’installe progressivement avec des incidents ou des meurtres isolés. J’ai commencé à trouver les situations intéressantes arrivé aux 300 pages.

J’ai eu droit à des manifestations d’esprits ou de fantômes dans la maison des Spencer, la famille phare du roman. Le père se pose des questions et mène son enquête. A côté de ça, les enfants de la famille et leurs copains sont confrontés aux attaques d’un monstre. Et un inspecteur de police va enquêter sur des meurtres inhabituels dans cette bourgade de Mahingan Falls.

Le roman fantastique n’est pas mon genre de prédilection mais je dois dire que le style de Maxime Chattam est agréable à lire. L’auteur sait faire monter la tension au fil des pages. Pour moi, la meilleure partie se situe dans les 400 dernières pages, avec une montée de l’horreur sur les 100 dernières pages. Là, j’ai eu enfin peur pour nos héros et leur famille. Pour le dénouement, l’auteur envoie du lourd !

Je dois avouer que je me suis attaché aux personnages de cette histoire, que ce soit les ados, le père ou la mère de la famille Spencer. Au départ, seuls les ados sont confrontés à des choses surnaturelles, puis le doute s’installe aussi dans le monde des adultes.

Les personnalités et caractères de ces ados sont très différents et se complètent très bien. Ceux-ci se lancent des défis pour mériter leur place dans la bande. Leur courage va être mis à rude épreuve par la manifestation de ce « monstre ». J’ai été en totale empathie avec eux et j’ai aimé leurs réactions face à l’inconnu.

En conclusion, j’ai bien aimé ce roman fantastique, malgré les quelques longueurs inhérentes à un pavé de 700 pages. L’écrivain s’en tire plutôt bien avec un final très réussi. C’est à votre tour de vous faire votre opinion en découvrant « Le Signal » de Maxime Chattam.

Sortie : 24 octobre 2018

Éditeur : Albin Michel

Genre : Roman fantastique

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La Boîte de Pandore – Bernard Werber

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Savez-vous qui vous êtes vraiment ?

Êtes-vous sûr de ne pas avoir vécu d’autres vies ?

René Toledano, professeur d’histoire, assiste à un spectacle d’hypnose au cours duquel il est choisi dans le public pour participer à une séance. Il se retrouve alors projeté dans ses vies précédentes et se demande s’il peut influer sur les événements.

Contrairement à son précédent opus « Depuis l’au-delà » où j’avais apprécié l’histoire, l’imagination mais moins son style, « La boîte de Pandore » de Bernard Werber est une réussite totale pour un roman d’imaginaire et d’aventure.

L’auteur nous a concocté un suspense et un récit surprenant qui nous happe dès la première page. Il s’est surpassé. Merci à lui.

Ce récit nous parle de nos « vies antérieures » de manière extrêmement plausible et nous fait remonter l’histoire grâce à notre héros. René Toledano va se retrouver dans un bourbier inextricable.

Heureusement, il va rencontrer une femme, Opale, une hypnotiseuse, qui va l’aider dans son périple. Il fera la connaissance aussi de Geb, un Atlante, qui va devenir son ami.

Ce roman d’aventure est un excellent divertissement et en plus, on apprend beaucoup de choses ! Notamment sur des vérités historiques qui ne le sont pas réellement. Des arrangements avec l’histoire à la gloire de héros que nous connaissons tous.

Alors ? Voulez-vous rencontrer les personnages qui habitaient votre corps et votre esprit avant vous il y a des décennies ? Voulez-vous apprendre à mieux vous connaître ? Vous allez voir que c’est possible…

Sortie : 26 septembre 2018

Éditeur : Albin Michel

Genre : roman d’imaginaire

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L’Egarée – Donato Carrisi

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Un labyrinthe secret
plongé dans l’obscurité.
Un bourreau qui y enferme ses proies.
Une victime qui parvient à s’en échapper,
mais sans le moindre souvenir.

Un effroyable combat
pour retrouver la mémoire,
et une enquête à hauts risques
pour traquer celui qui continue
à agir dans l’ombre…

Enfin le troisième volet de la trilogie de Donato Carrisi, le maître du thriller italien. Après « Le Chuchoteur » qui fut un excellent thriller, « L’écorchée » qui m’a plutôt déçu, voilà le retour en grâce de l’auteur avec « L’Egarée ».

Je dois dire que ce roman est pour moi le thriller parfait. Il est très efficace. Il vous alpague dès la première page pour ne vous lâcher qu’au dénouement final. Le suspense et la tension sont très présents dans cet opus. L’idée du labyrinthe est excellente !

J’ai eu beaucoup d’empathie pour la femme victime du labyrinthe qui va passer par toutes les émotions. Le bourreau qu’elle ne voit jamais est machiavélique.

Lorsqu’elle parvient à s’échapper, la femme n’a plus aucun souvenir. Elle doit absolument recouvrer la mémoire pour aider les enquêteurs et pour elle-même. En effet, le bourreau est toujours dans la nature et pourrait revenir s’occuper d’elle définitivement.

« L’Egarée » n’est pas vraiment une suite du « Chuchoteur ». On peut le lire sans avoir lu les précédents livres de l’auteur. Mais les ayant lus, je dois dire que cela m’a rappelé des personnages et des lieux déjà vus. C’est un plus !

La galerie de personnages rencontrés est originale. La recherche du ou des coupables en remontant grâce à des indices est ingénieusement orchestrée par l’auteur. On est pris eu jeu afin de reconstituer ce puzzle.

D’autres victimes seront peut-être sacrifiées si l’enquête n’aboutie pas assez vite. Bienvenue dans le tunnel de l’horreur ! N’ayez pas peur… Personne ne peut vous entendre.

Bravo à Donato Carrisi pour cet excellent thriller qui est pour moi un chef-d’œuvre. Un vrai coup de cœur ! A lire absolument et sans délai.

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Sortie : 3 octobre 2018

Éditeur : Calmann Lévy Noir

Genre : Thriller

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BIOGRAPHIE

Donato Carrisi est un romancier, journaliste, dramaturge et scénariste italien, auteur de roman policier.

Juriste de formation, spécialisé en criminologie et sciences du comportement, il délaisse la pratique du droit en 1999 pour se tourner vers l’écriture de scénarios. Il est l’auteur d’une thèse sur Luigi Chiatti, le « monstre de Foligno », un tueur en série italien.

« Le Chuchoteur » (Il suggeritore, 2009), son premier roman, s’est vendu en France à plus de 300 000 exemplaires, a été traduit dans vingt pays et a remporté plusieurs prix littéraires, dont le prix SNCF du polar européen 2011 et le prix des lecteur Livre de Poche 2011.
Après « La fille dans le brouillard » (La ragazza nella nebbia, 2015), un thriller un peu plus classique, Donato Carrisi, renoue avec la série mettant en scène ses enquêteurs Marcus et Sandra dans « Tenebra Roma » (Il maestro delle ombre, 2016).

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Corruption – Don Winslow

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QUAND TOUT LE SYSTÈME EST POURRI AUTANT JOUER SELON SES PROPRES RÈGLES
 
Denny Malone est le roi de Manhattan North, le leader charismatique de La  Force, une unité d’élite qui fait la loi dans les rues de New York et n’hésite pas à se salir les mains pour combattre les gangs, les dealers et les trafiquants d’armes. Après dix-huit années de service, il est respecté et admiré de tous. Mais le jour où, après une descente, Malone et sa garde rapprochée planquent pour des millions de dollars de drogue, la ligne jaune est franchie. 

Le FBI le rattrape et va tout mettre en œuvre pour le forcer à dénoncer ses coéquipiers. Dans le même temps, il devient une cible pour les mafieux et les politiques corrompus. Seulement, Malone connaît tous leurs secrets. Et tous, il peut les faire tomber…

Ce que j’en pense…

Je découvre enfin l’œuvre de Don Winslow avec son dernier roman policier « Corruption ». Auparavant, il a écrit « La Griffe du Chien » et « Cartel », deux succès salués par la critique littéraire. Ce livre ne fait pas parti d’une saga. C’est un one shot. Je dois admettre que j’ai été agréablement surpris par ce polar se déroulant à Harlem, New-York, en juillet 2016, sur fond de guerre des gangs avec trafics de drogues et d’armes.

C’est un polar très réaliste qui m’a plongé dans les méandres de la corruption présente dans toutes les strates de la société new-yorkaise. Du flic au commandant, en passant par les avocats, procureurs, juges, beaucoup ne résistent pas aux échanges de bons procédés si cela peut leur profiter. Même le Chef de la police ou le Maire ont des choses à cacher ou des intérêts particuliers à défendre.

Don Winslow dépeint très bien le quotidien de Denny Malone d’origine irlandaise, chef d’une unité d’élite, la Task Force du NYPD. Des flics soudés dans l’épreuve face aux gangs dirigés par des blancs, des dominicains ou des noirs. L’équipe de Malone se compose de Billy O, Russo et Monty. Ceux-ci ont tous une famille avec femme et enfants qui sont leur raison de vivre en dehors de leur boulot de flic qui est chronophage. Les trafiquants de drogues ou d’armes ne s’arrêtent pas la nuit ou le week-end. Il faut être prêt à toute heure pour intervenir.

Ce polar est magistralement orchestré. Il décrit la descente aux enfers de Denny Malone, le roi de Manhattan North. Comment, un pas après l’autre, avec dix huit ans dans la police, on accepte de se compromettre toujours un peu plus pour résoudre des affaires. On franchit une ligne puis une autre ligne sans s’en apercevoir. Au bout du compte, on se retrouve loin du flic intègre et honnête que l’on était au début. On est devenu un justicier qui fait régner l’ordre par la force.

J’ai été happé par ce roman qui est très addictif. L’histoire commence dès la première page par une scène d’action et se poursuit durant 592 pages sans faiblir. Les personnages restent très humains : leur vie familiale et professionnelle s’équilibre bien pour certains, moins bien pour d’autres. Les femmes de flics ont du caractère et savent se montrer courageuses.

J’ai craint pour la vie de Malone et de ses équipiers plusieurs fois dans cette histoire. La  tension est à l’extrême à de nombreuses reprises. On ne peut se fier à personne. Les trahisons sont multiples. Comment va faire Malone pour se sortir de ce bourbier ?

Un polar brutal, tendu et brûlant de réaliste à déguster sans modération.

Sortie : 7 novembre 2018

Éditeur : Harper Collins Noir

Genre : Polar

À travers une narration abrupte et remarquablement réaliste, faisant écho à l’œuvre de Dennis Lehane comme aux films de Martin Scorsese, James Gray et Brian de Palma, Don Winslow livre un roman policier magistral, tableau étourdissant du crime organisé, actuellement en cours d’adaptation au cinéma par James Mangold (Copland).
  

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Inexorable – Claire Favan

inexorable

Il est vrai que « Inexorable » de Claire Favan peut déstabiliser car il est très différent des thrillers précédents de l’auteure. Pas de twists ou de retournements de situation. Par ce roman noir, Claire Favan a voulu mettre en lumière un thème cher à son cœur. En effet, ce livre est préfacé par son fils Gabriel. Cette fiction relate l’histoire d’une mère prête à tout pour protéger son fils. 

Gabriel Favan a fait parti de ceux qui ont dû gérer un handicap invisible lié au comportement.

L’histoire décrite dans ce livre nous raconte le parcours d’un enfant prénommé Milo qui, après un choc psychologique, se met à avoir un comportement mutique envers sa mère et agressif à l’école si on le provoque. Il part au quart de tour et se bat avec les élèves qui le harcèlent. Il s’ensuit des plaintes des parents d’élèves et il se retrouve mis à l’écart par les enseignants de sa classe.

Milo possède une rage intérieure qui doit s’exprimer à un moment ou un autre et l’enfant ne peut contrôler cette chose.

Les caractères des protagonistes de cette histoire sont très réalistes. Le père Victor sort de prison et réintègre le domicile familial. La mère Alexandra est très protectrice vis-à-vis de Milo l’enfant du couple. L’enfant, lui, est très heureux de revoir son père.

L’histoire montrera les difficultés qu’une famille peut rencontrer face aux actions passées et futures de chacun de ses membres.

Ce livre m’a ému et je suis tombé en empathie totale avec ce gosse qui doit affronter des problèmes d’adultes. Le thème de l’inadaptation scolaire d’un enfant est très bien développé au sein d’une intrigue à suspense très bien menée.

Ce livre m’a ouvert les yeux sur cette spirale infernale que peut vivre un enfant à cause d’un comportement jugé inadapté. La stigmatisation et le rejet arrivent vite ainsi que la solitude. L’adolescence de Milo est également traitée et l’on se demande quel sera son avenir.

Une fois entré dans l’histoire, vous ne pourrez plus lâcher ce livre. Vous souhaiterez connaître son dénouement. Je vous encourage à lire ce roman noir sociétal qui témoigne d’une réalité forte. Merci à Claire Favan pour ce roman haletant qui ne peut laisser indifférent.

Sortie : 11 octobre 2018

Éditeur : Robert Laffont / La Bête Noire

Genre : Roman noir

4ème de couverture

Vous ne rentrez pas dans le moule ? Ils sauront vous broyer.

Inexorables, les conséquences des mauvais choix d’un père.
Inexorable, le combat d’une mère pour protéger son fils.
Inexorable, le soupçon qui vous désigne comme l’éternel coupable.
Inexorable, la volonté de briser enfin l’engrenage…

Ils graissent les rouages de la société avec les larmes de nos enfants

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La Disparation d’Adèle Bedeau – Graeme Macrae Burnet

adele bedeau photo

Je dois avouer que ce livre « La Disparition d’Adèle Bedeau » de Graeme Macrae Burnet m’a déçu car j’en attendais autre chose. Mon avis sera donc très mitigé.

4ème de Couverture

L’évidence n’est pas toujours la vérité.

Manfred Baumann est un solitaire. Timide, inadapté, secret, il passe ses soirées à boire seul, en observant Adèle Bedeau, la jolie serveuse du bar de cette petite ville alsacienne très ordinaire. Georges Gorski est un policier qui se confond avec la grisaille de la ville. S’il a eu de l’ambition, celle-ci s’est envolée il y a bien longtemps. Peut-être le jour où il a échoué à résoudre une de ses toutes premières enquêtes criminelles, qui depuis ne cesse de l’obséder. Lorsque Adèle disparaît, Baumann devient le principal suspect de Gorski. Un étrange jeu se met alors en place entre les deux hommes.

Une affaire en apparence banale, des vies, une ville, qui le sont tout autant… Graeme Macrae Burnet nous démontre ici avec une incroyable virtuosité que la banalité n’existe pas : elle est la couverture de l’inattendu. À la façon des grands maîtres du noir, de Simenon à Chabrol, il transfigure avec un incroyable talent l’histoire de ses deux héros, paralysés par un passé mystérieux, dont la délivrance réserve bien des surprises.

Ce que j’en pense…

N’ayant lu aucun avis sur ce livre, j’ai été fortement surpris par le choix de l’auteur sur le déroulement de cette enquête sur la disparition d’une serveuse travaillant dans un bar d’une petite ville alsacienne.

Ayant lu déjà plusieurs thrillers ou polars traitant de ce thème, je m’attendais à ce que l’enquête sur la disparition d’Adèle Bedeau soit au cœur de ce livre. J’espérais de nombreuses pistes ou indices permettant à l’enquête d’avancer. J’espérais de l’action, de la tension tout au long de ces 280 pages.

Mais l’auteur en a décider autrement. Celui-ci a privilégié la description des personnages vivant dans cette petite ville alsacienne. Il a souhaité nous décrire le quotidien de Manfred Baumann responsable d’une agence bancaire et du policier Georges Gorski.

Pendant plus de 200 pages, le lecteur n’apprend rien de nouveau sur l’enquête qui est au point mort. Pas d’indice, personne n’a rien vu. Seul le quotidien du principal suspect Manfred Baumann nous est raconté jour après jour. Quelques flash-back nous permettent de connaître le passé tourmenté de Manfred et du policier Gorski.

Pendant ma lecture, j’ai suivi les errements de Manfred, persuadé d’être épié par les habitués du bar où celui-ci se rend tous les jours. J’ai été témoin de ses doutes. Le policier Gorski l’a interrogé plusieurs fois sur ses faits et gestes le jour de la disparition de cette serveuse et s’il avait vu un inconnu rôder dans le coin. Mais Manfred n’a rien vu et n’est accusé de rien pour le moment.

J’ai trouvé ce livre d’une lenteur extrême à la limite de l’ennui. Et cela, malgré l’excellent style de l’auteur. J’ai été heureux d’arriver au bout de ce livre afin de découvrir le dénouement de cette affaire qui arrive dans les toutes dernières pages.

Ce n’est pas mon style de livre car trop lent et trop peu d’événements nouveaux pour relancer l’intérêt du lecteur. Mais vous qui savez maintenant comment est structuré ce livre, la donne change. Vous pourrez plus facilement apprécier ce suspense qui prend son temps. Le dénouement est intéressant. Et le style de l’auteur est très bon.

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